L’Aide à la Mobilité Internationale (AMI) permet à certains étudiants de bénéficier d’un soutien financier lorsqu’une partie de leurs études ou un stage est réalisée dans un autre pays. L’AMI s’élève à 400 € par mois et peut se cumuler avec une bourse sur critères sociaux ainsi qu’avec Erasmus+. Pour Erasmus+, les montants varient davantage selon la destination : dans l’enseignement supérieur, une mobilité longue peut donner droit à environ 225 à 606 € par mois, et certaines mobilités vers des pays tiers peuvent atteindre 700 € mensuels. Les étudiants réalisant un stage peuvent également obtenir un complément de 150 € par mois, tandis qu’un soutien supplémentaire pouvant atteindre 250 € mensuels existe pour certains participants ayant moins d’opportunités. Ces différentes aides peuvent donc représenter plusieurs milliers d’euros sur un semestre, mais elles n’ont pas nécessairement vocation à financer l’intégralité du séjour. Le transport peut lui aussi faire l’objet d’une participation financière. Dans le cadre d’Erasmus+, la contribution dépend notamment de la distance : elle peut par exemple atteindre 309 € pour un trajet de 500 à 1 999 km580 € entre 3 000 et 3 999 km et jusqu’à 1 735 € à partir de 8 000 km. Les montants peuvent être plus élevés pour certains déplacements écoresponsables, avec par exemple 417 € entre 500 et 1 999 km. L’étudiant a donc intérêt à établir son budget avant le départ en intégrant le logement, les transports locaux, l’alimentation, le voyage et une réserve destinée aux dépenses imprévues.

Les démarches administratives et la protection durant le séjour doivent également être anticipées, surtout pour une destination située hors de l’Union européenne. Les conditions de remboursement des soins pouvant fortement varier d’un pays à l’autre, une assurance santé internationale pour les étudiants peut être envisagée pour couvrir certains frais médicaux, une hospitalisation ou un éventuel rapatriement. Il reste également important de vérifier les formalités d’entrée et de séjour, de conserver une copie des documents essentiels et de connaître les coordonnées des services consulaires français. Une préparation réalisée plusieurs semaines avant le départ permet ainsi de connaître précisément les aides obtenues, d’estimer le reste à financer et d’éviter de dépendre uniquement des versements attendus pendant la mobilité.